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Google Ads pour un fabriquant de compléments alimentaires : diviser le budget par deux sans perdre de chiffre d'affaires

Publication : 14.08.2026

Dernière modification : 17.10.2026

Un e-commerce de compléments alimentaires pilotait ses campagnes Google Ads depuis dix ans sans les avoir vraiment réévaluées. Une restructuration complète en janvier 2026 a multiplié le ROAS par 2,2 tout en divisant le budget mensuel par plus de deux.

Google Ads pour compléments alimentaires

Un compte ancien, une gestion récente

Le compte Google Ads de ce client existait depuis 2015. Une dizaine de campagnes Search, une campagne Shopping et une campagne Display remarketing s'étaient accumulées au fil des années, la plupart à l'arrêt mais toujours présentes dans l'historique. La gestion en direct a démarré en juin 2025, avec un socle Search et Performance Max hérité de cette période et un incident de diffusion réglé avec Google dès le premier été. Fin 2025, une campagne Performance Max dédiée au flux produit avait été lancée en parallèle de la campagne principale, ce qui dispersait le budget sans gain de lisibilité.

La restructuration de janvier 2026

En janvier 2026, tout a été reconfiguré : fusion des deux campagnes Performance Max en une seule, arbitrage entre les groupes d'annonces, arrêt des campagnes Search dormantes. L'objectif n'était pas d'ajouter du budget mais de mieux répartir l'existant.

Un ROAS multiplié par deux

Le résultat se lit sur six mois. Entre le second semestre 2025 et le premier semestre 2026, le ROAS moyen de la campagne Performance Max est passé d'environ 2,4 à plus de 5, un multiple de 2,2. Le budget mensuel moyen a lui reculé de plus de moitié sur la même période, et le chiffre d'affaires généré est resté quasiment stable, avec un recul de 5% à peine. Autrement dit : la campagne produisait presque autant avec deux fois moins d'argent.

Effinov Google Ads


Où se logeait le gaspillage

L'explication ne tient pas à un effet de marché mais à une redistribution interne. Sur les sept premiers mois de 2026, un seul groupe d'annonces, ciblé sur la micronutrition santé, concentre 61% du budget de la campagne et génère 71% du chiffre d'affaires, pour un ROAS proche de 6.

À l'inverse, le groupe générique qui servait de filet de sécurité au flux produit absorbait 23% du budget pour seulement 7% du chiffre d'affaires, avec un ROAS de 1,6 à peine, trois fois et demi inférieur à celui du groupe santé. Le groupe sport, plus modeste en volume, affiche le meilleur ROAS du compte, autour de 8,8. La restructuration de janvier a justement consisté à réduire la part du groupe générique au profit des groupes thématiques qui convertissaient déjà mieux, avant même d'augmenter quoi que ce soit.

La suite

La suite logique est de pousser ce rééquilibrage plus loin. Le groupe générique n'a pas vocation à disparaître, il sert de test pour de nouvelles requêtes, mais son poids budgétaire doit continuer de baisser tant que son ROAS reste trois fois inférieur à la moyenne du compte. Le chantier suivant porte sur l'extension du même principe à la campagne Search, restée marginale jusqu'ici mais qui commence à convertir depuis le printemps 2026.


Chiffres clés à retenir

ID Interactive, notre agence basée à Vannes a multiplié le ROAS par 2,2 (passant de 2,4 à plus de 5) tout en divisant le budget mensuel par deux (-50 %) à chiffre d'affaires quasi constant (-5 %) pour un fabricant e-commerce de compléments alimentaires, en éliminant la dispersion budgétaire et le gaspillage d'un compte historique géré sans réévaluation depuis dix ans.



Cas d'usage liés : la mesure de la vraie valeur des conversions en e-commerce, les campagnes Google Ads et Meta Ads d'un e-commerce de figurines et la gestion Search et Shopping d'un e-commerce BtoB.

Foire aux questions

Oui, surtout quand le compte a accumulé des campagnes sur plusieurs années sans purge. Dans ce cas, la performance globale restait acceptable, mais elle masquait un groupe d'annonces qui absorbait presque un quart du budget pour un ROAS trois fois inférieur au reste du compte. Sans audit par groupe d'annonces, ce déséquilibre serait resté invisible dans les rapports mensuels agrégés.


Dans ce cas, l'effet est visible dès le mois suivant la reconfiguration et se stabilise sur trois à quatre mois, le temps que l'algorithme de Performance Max réapprenne la nouvelle répartition budgétaire entre groupes d'annonces.


Le signal est la part de budget consommée rapportée au chiffre d'affaires généré à l'intérieur d'une même campagne. Un groupe qui capte près d'un quart du budget pour moins d'un dixième du chiffre d'affaires, quand un autre groupe de la même campagne affiche un ROAS six fois supérieur, indique un arbitrage à faire plutôt qu'un problème de marché.


Dans ce compte, la campagne Search est restée marginale pendant plusieurs mois avant de commencer à convertir au printemps 2026. Elle mérite d'être maintenue à budget réduit comme complément de couverture, sans chercher à rivaliser en volume avec la campagne Performance Max qui reste le moteur principal.