28.08.2026
Paid Media

Ce cas illustre une étape trop souvent négligée en e-commerce : Un magasin peut très bien savoir combien de ventes il réalise, sans savoir laquelle de ses sources d'acquisition en est vraiment responsable, ni surtout quelle valeur chacune lui apporte.

C'est la situation dans laquelle se trouvait un e-commerçant spécialisé en électroménager et literie, avant que notre agence ne reprenne la gestion de son compte Google Ads.
Ce cas illustre une étape trop souvent négligée en e-commerce : avant d'optimiser des enchères sur un objectif de valeur, s'assurer que cette valeur remonte correctement, sans doublon ni approximation.
E-commerçant spécialisé dans la vente d'électroménager, avec une activité en ligne complétée par une présence en magasin physique.
Le compte remontait deux sources de conversion en parallèle : une conversion native Google Ads censée capter la valeur exacte de chaque commande, et un import depuis Google Analytics 4 qui, dans les faits, portait la quasi totalité de la valeur mesurée. Le client pouvait comparer les volumes de ventes entre trafic organique et payant, mais la conversion native Google Ads ne remontait presque aucune valeur exploitable, ce qui rendait tout pilotage aux enchères basé sur la valeur totalement biaisé. Des conversions de visites en magasin, purement modélisées, ajoutaient en plus du bruit à l'ensemble.
La première action a consisté à corriger la configuration de la conversion native, pour qu'elle utilise systématiquement la valeur réelle transmise par le site plutôt qu'une valeur par défaut, redonnant enfin du sens au chiffre remonté dans Google Ads. La conversion importée depuis Google Analytics a ensuite été reclassée en observation uniquement plutôt qu'en action principale, pour éviter le double comptage entre les deux sources et laisser la mesure native devenir la référence pour le pilotage des enchères. Les conversions de visites en magasin, jugées trop bruitées pour un pilotage e-commerce, ont été retirées des objectifs de compte. Une fois cette base fiabilisée, le compte a été réorganisé en plusieurs campagnes Performance Max aux logiques distinctes : une orientée catalogue produits, une dédiée au remarketing sur les audiences déjà engagées, et une troisième positionnée face à la concurrence directe, chacune avec son propre budget. Une liste d'exclusion de grande ampleur a par ailleurs été construite au niveau du compte, écartant les grandes enseignes concurrentes ainsi que toutes les recherches sans intention d'achat (service après vente, notice, panne, recrutement, avis).
Google Ads, par campagne | Coût avant | Coût après | Valeur de conversion avant | Valeur de conversion après | ROAS avant | ROAS après |
|---|---|---|---|---|---|---|
Performance Max | 4 244 € | 4 128 € | 103 769 € | 139 120 € | x24,4 | x33,7 |
Search | 609 € | 591 € | 5 039 € | 15 635 € | x8,3 | x26,5 |
Total compte | 4 853 € | 4 719 € | 108 808 € | 154 755 € | x22,4 | x32,8 |
Sur la période observée, le coût total du compte recule légèrement (-2,8%), tandis que la valeur de conversion attribuée à Google Ads progresse de 42%, portant le ROAS global de x22,4 à x32,8, soit une amélioration de 46% sans augmentation de budget. Cette progression tient à deux leviers distincts, l'un sur la mesure, l'autre sur l'optimisation des campagnes.
Sur la mesure. Avant l'intervention, la valeur remontée dans Google Ads reposait presque entièrement sur une source secondaire importée, non conçue pour piloter des enchères automatiques, tandis que la conversion native du site, celle que Google Ads utilise réellement pour optimiser, ne remontait quasiment aucune valeur exploitable. Une fois cette conversion native corrigée pour transmettre la vraie valeur de chaque commande, et la source secondaire reclassée en simple observation, l'algorithme d'enchères a enfin disposé d'un signal fiable sur lequel s'appuyer.
Sur l'optimisation. Cette fiabilisation a permis de recalibrer les objectifs de ROAS cible sur des bases réelles plutôt que sur une valeur faussée, de retirer les conversions de visites en magasin qui ajoutaient du bruit sans lien avec l'objectif e-commerce, et de restructurer le compte en plusieurs campagnes Performance Max aux logiques distinctes (catalogue produits, remarketing, positionnement concurrentiel), chacune pilotée sur son propre budget et son propre ROAS cible. La Search, en particulier, illustre bien l'effet combiné des deux leviers : à budget quasiment identique (-3%), sa valeur de conversion triple et son ROAS passe de x8,3 à x26,5, une fois que les enchères ont pu s'appuyer sur une donnée enfin exacte.

Ce cas rappelle qu'un chiffre de conversion n'a de sens que si sa source et sa valeur sont fiables. Avant de piloter des enchères sur un objectif de valeur, comme le fait naturellement le Performance Max, il faut s'assurer qu'une seule source fait référence, que cette source reflète la vraie valeur transmise par le site, et que les conversions sans valeur réelle n'entrent pas dans le calcul. C'est une vérification systématique que nous appliquons à chaque reprise de compte e-commerce, avant même de toucher aux budgets ou aux enchères.
ID Interactive, notre agence basée à Vannes a fait passer le ROAS global de x22,4 à x32,8 (+46 % de performance) sur une période d'analyse comparable et à budget constant (-2,8 % de dépenses) pour un e-commerçant en électroménager et literie, pour résoudre une problématique de mesure faussée de la valeur des conversions et de pilotage biaise des enchères Google Ads.
Ce résultat n'est pas né d'une hausse de budget, mais d'une remise à plat de la mesure elle même. En clarifiant quelle source de conversion fait foi et en éliminant les doublons, nous avons permis au compte de refléter enfin la vraie valeur générée par chaque euro investi, et donc de piloter les enchères sur un objectif réellement fiable plutôt que sur un volume trompeur. C'est cette rigueur de vérification que nous appliquons systématiquement en début de mission sur les comptes e-commerce.
Cas d'usage liés : la reconstruction du suivi des conversions Google Ads, la restructuration Google Ads d'un fabricant de compléments alimentaires et les campagnes Google Ads et Meta Ads d'un e-commerce de figurines.
Parce qu'un nombre de conversions élevé peut cacher des doublons entre plusieurs sources de mesure, ou des actions sans valeur commerciale réelle. Une fois ces éléments retirés, le chiffre restant est plus bas, mais bien plus proche de la réalité.
Parce qu'un algorithme d'enchères basé sur la valeur ne peut optimiser correctement que s'il dispose d'un seul signal de référence. Laisser deux sources actives revient à lui donner des informations contradictoires sur ce qui doit être maximisé.
Cela dépend de l'objectif réel du compte. Si le pilotage vise avant tout les ventes en ligne, des conversions modélisées et peu fiables comme les visites en magasin ajoutent du bruit sans apporter de valeur exploitable pour les enchères.
Parce que ces trois audiences n'ont pas le même comportement d'achat ni le même niveau de maturité face à la marque. Les séparer permet d'allouer un budget et un discours différents à chacune, plutôt que de les mélanger dans un seul pilotage moyen.