13.10.2025
Création de site & UX/UI

Vous préparez un nouveau site pour votre mairie et ne savez pas par où commencer ? En définissant vos besoins, vous gagnez du temps, sécurisez votre budget et facilitez le travail de l’équipe qui vous accompagnera.

Le cahier des charges d’un site internet municipal est le document qui formalise les objectifs, les fonctionnalités, les contraintes réglementaires et les conditions de réalisation du futur site d’une commune. Il permet de définir les besoins de la mairie avant de consulter un prestataire pour une création ou une refonte.
Un site municipal ne se limite pas à présenter la commune. Il doit permettre aux administrés de trouver les informations pratiques, de consulter les actualités locales, d’accéder aux démarches administratives et de suivre la vie publique.
Pour réussir ce projet, il faut prendre en compte les besoins des habitants, mais aussi ceux des agents chargés de publier et d’actualiser les contenus.
Comment rédiger un cahier des charges pour un site de mairie ? Quelles rubriques prévoir ? Comment intégrer l’accessibilité RGAA, la protection des données et les obligations de publication des actes municipaux ?
ID Interactive, agence digitale basée à Arradon, près de Vannes (Morbihan), depuis 2006, accompagne les entreprises et les organisations dans la conception de sites Internet adaptés à leurs besoins.
Ce guide présente les étapes de rédaction d’un cahier des charges municipal, les principales fonctionnalités à étudier et un modèle directement réutilisable.
Le cahier des charges permet à une municipalité de préciser ses attentes avant le lancement d’un projet web.
Il sert de document de référence entre les élus, les services municipaux et les prestataires consultés.
Il doit notamment permettre de répondre à cinq questions :
Sans cadrage préalable, une collectivité risque de comparer des propositions qui ne couvrent pas les mêmes prestations.
Le cahier des charges contribue également à identifier les responsabilités de chacun : rédaction des contenus, validation des informations, administration du site, hébergement et maintenance.
L’objectif n’est pas de rédiger un document technique complexe, mais de décrire précisément le service attendu par la commune et ses administrés.
La première étape consiste à comprendre les principales recherches effectuées par les habitants et les usagers.
Les besoins peuvent varier selon la taille de la commune, son organisation et les services proposés.
Parmi les informations fréquemment utiles figurent :
La commune peut s’appuyer sur les demandes reçues à l’accueil, les courriels, les appels téléphoniques et les retours des agents pour identifier les besoins prioritaires.
Un projet de création ou de refonte doit répondre à des objectifs concrets.
Par exemple :
Ces objectifs serviront ensuite à définir les priorités fonctionnelles et les critères de recette.
Dans le cas d’une refonte, il faut établir un inventaire du site actuel.
Cet inventaire permet d’identifier :
La collectivité doit également déterminer qui sera chargé de valider les nouveaux contenus.
Un site mieux conçu ne sera pas durablement utile si les informations ne sont pas mises à jour.
Un cahier des charges efficace doit distinguer les attentes fonctionnelles, les contraintes techniques, les obligations réglementaires et les conditions contractuelles.
Présentez la commune, le contexte et les raisons du projet.
Indiquez notamment :
Précisez également les intervenants chargés de valider le design, les contenus et les fonctionnalités.
L’arborescence décrit la manière dont les contenus seront regroupés et accessibles.
Elle doit être adaptée à l’organisation réelle des services municipaux et aux besoins des habitants.
Voici un exemple de structure de départ.
Il s’agit d’un exemple, pas d’un plan obligatoire.
Une petite commune peut avoir besoin d’une structure plus simple, tandis qu’une ville ou une intercommunalité peut nécessiter davantage de rubriques.
Il n’existe aucune règle imposant 45 pages HTML à un site municipal. Le nombre de pages doit découler des informations et des services réellement nécessaires.
La page d’accueil doit aider les visiteurs à accéder rapidement aux contenus prioritaires.
Elle peut comprendre :
Une photographie de la commune peut contribuer à l’identité visuelle, mais elle ne doit pas masquer les informations pratiques.
L’objectif est de faciliter l’orientation, pas de multiplier les animations.
La mairie peut souhaiter publier des actualités, des réunions publiques et des manifestations locales.
Le cahier des charges doit préciser les informations administrables :
Prévoyez également les règles d’archivage afin de ne pas afficher indéfiniment des informations périmées comme des événements à venir.
Le site peut orienter les administrés vers des démarches existantes, notamment sur des plateformes publiques.
Il peut également proposer certains formulaires propres à la collectivité lorsque cela est pertinent.
Il faut distinguer :
La simple information : indiquer les pièces nécessaires et la procédure à suivre.
La redirection vers un service officiel : envoyer l’utilisateur vers le téléservice compétent.
Le formulaire intégré au site : recueillir une demande à traiter par les services municipaux.
Dans ce dernier cas, il faut définir le destinataire, le traitement des données, les accusés de réception et la protection des informations transmises.
N’intégrez pas automatiquement un formulaire recueillant des données personnelles lorsque la démarche relève déjà d’un téléservice officiel approprié.
Le site peut devoir accueillir des publications officielles soumises à des règles particulières.
Depuis le 1er juillet 2022, la publication électronique est le mode de publicité de droit commun pour différentes catégories d’actes des collectivités territoriales.
Les communes de moins de 3 500 habitants disposent toutefois d’un droit d’option, dans les conditions prévues par le Code général des collectivités territoriales.
Par ailleurs, l’article L.2121-25 du CGCT prévoit que la liste des délibérations examinées par le conseil municipal est affichée en mairie et mise en ligne sur le site de la commune lorsqu’il existe, dans un délai d’une semaine.
Le cahier des charges doit donc prévoir une organisation adaptée pour les documents concernés :
Il faut distinguer la mise en ligne d’un document à titre informatif de la publication produisant des effets juridiques.
La collectivité doit valider les règles applicables à ses actes avec les services compétents.
Le site peut proposer des annuaires facilitant les recherches.
Pour chaque fiche, le cahier des charges doit indiquer les champs utiles :
Les règles de publication des données personnelles, notamment les coordonnées individuelles, doivent être vérifiées avant leur mise en ligne.
Une carte interactive peut être pertinente pour localiser la mairie, les équipements et les lieux publics.
Avant de retenir une solution, il faut examiner les besoins réels et les conséquences techniques et réglementaires.
Une carte externe peut notamment impliquer des connexions à un tiers et, selon le service, des traitements de données ou des traceurs.
Il peut être préférable d’utiliser une solution proportionnée aux besoins, accompagnée d’informations textuelles accessibles.
Le cahier des charges doit identifier les exigences applicables à la collectivité. Ces exigences doivent ensuite être traduites en fonctionnalités, responsabilités et livrables vérifiables.
Les sites Internet des communes sont concernés par les obligations d’accessibilité numérique applicables aux organismes publics.
En octobre 2026, la version publiée du Référentiel général d’amélioration de l’accessibilité est le RGAA 4.1.2.
Le projet doit intégrer l’accessibilité dès les premières maquettes et tout au long du développement.
Le cahier des charges peut notamment exiger :
La collectivité doit notamment prévoir les éléments nécessaires à ses obligations :
La déclaration d’accessibilité, établie à partir d’une évaluation effective, avec un état de conformité justifié.
Une page Accessibilité, accessible depuis les pages du site.
Le schéma pluriannuel de mise en accessibilité et le plan d’action annuel, selon les exigences applicables.
Les éléments de preuve et les corrections, pour documenter les résultats de l’audit et le traitement des non-conformités.
Un score automatisé ne remplace pas un audit RGAA complet.
Le cahier des charges doit définir qui réalise l’audit, quand il intervient, qui corrige les anomalies et comment les résultats sont validés.
La prochaine version RGAA 5 étant en préparation, la collectivité doit également prévoir une veille réglementaire sans suspendre les travaux en cours.
Les formulaires de contact, inscriptions et autres services peuvent conduire la mairie à traiter des données personnelles.
Le cahier des charges doit préciser :
La collectivité doit associer son délégué à la protection des données, ou DPO, au projet.
Les organismes publics ont l’obligation de désigner un DPO ; cette fonction peut être mutualisée dans certaines conditions.
Le site peut comporter des traceurs liés à la navigation, aux vidéos, aux cartes ou aux statistiques de fréquentation.
Il faut distinguer les traceurs strictement nécessaires de ceux qui nécessitent un consentement préalable.
Certaines solutions de mesure d’audience peuvent bénéficier d’une exemption de consentement, mais uniquement lorsque les conditions établies par la CNIL sont respectées.
Un outil de statistiques n’est pas automatiquement exempté de consentement parce qu’il est utilisé par une mairie.
Le cahier des charges doit donc exiger un inventaire des traceurs et un dispositif conforme aux traitements réellement effectués.
La collectivité doit prévoir les informations permettant d’identifier l’éditeur du site, les responsables concernés et les prestataires intervenant dans son fonctionnement, conformément aux textes applicables.
Des pages ou rubriques distinctes peuvent être nécessaires pour les mentions légales, les données personnelles et l’accessibilité.
Les contenus doivent être adaptés à la situation de la commune, plutôt que copiés depuis un modèle générique.
Le CMS, ou système de gestion de contenu, permet aux agents autorisés de publier et modifier les informations du site.
Plusieurs solutions peuvent convenir à un projet municipal : WordPress, Drupal ou une architecture utilisant un CMS headless, par exemple Payload CMS avec une interface Next.js.
Le choix ne doit pas être imposé uniquement par popularité.
La collectivité doit évaluer :
Par exemple, un petit site essentiellement informatif peut ne pas nécessiter la même architecture qu’un portail comportant plusieurs services et intégrations.
Le cahier des charges doit préciser les besoins d’hébergement et les mesures de protection attendues.
Il peut notamment demander :
L’hébergement en France peut être une exigence contractuelle choisie par la collectivité.
Il ne faut toutefois pas présenter cette localisation comme une obligation légale universelle applicable à tout site municipal. Les contraintes dépendent des données, des traitements et des règles effectivement applicables.
Le site doit pouvoir être utilisé sur smartphone, tablette et ordinateur.
Le cahier des charges peut prévoir des vérifications des temps de chargement, de la réactivité et de la stabilité visuelle.
Les Core Web Vitals — LCP, INP et CLS — constituent des indicateurs utiles.
Les objectifs de performance doivent être accompagnés d’une méthode de mesure et de conditions de recette.
Un score PageSpeed parfait ne constitue pas, à lui seul, une preuve de conformité ou de qualité globale.
Le référencement naturel permet aux habitants de retrouver plus facilement les informations publiques diffusées par la commune.
Le projet doit prévoir :
Ces pratiques facilitent également la découverte de contenus par les systèmes de recherche intégrant l’intelligence artificielle.
Toutefois, aucune optimisation SEO ou GEO ne garantit la reprise automatique des informations municipales dans les réponses des assistants IA.
La simplicité d’administration est un élément essentiel de la réussite du projet.
Plusieurs services peuvent contribuer aux contenus : secrétariat général, communication, état civil, culture, enfance ou services techniques.
Le cahier des charges doit déterminer les rôles disponibles.
Il faut prévoir la possibilité d’attribuer les droits nécessaires sans accorder à chaque agent un accès complet à l’ensemble du site.
Les processus de validation doivent rester proportionnés à l’organisation de la mairie.
Une commune de petite taille peut fonctionner avec une organisation simple, tandis qu’une ville disposant de plusieurs services peut avoir besoin d’étapes de validation supplémentaires.
Dans le cadre d’une refonte, la migration doit figurer dans le cahier des charges.
Elle comprend l’inventaire des contenus et documents, la préparation de la nouvelle arborescence et le traitement des anciennes adresses.
Il faut notamment prévoir :
Les actes et documents officiels nécessitent une attention particulière afin de préserver leur consultation et leurs conditions de publication.
Il ne faut pas garantir la conservation exacte de toutes les positions Google après une refonte, mais prévoir les mesures techniques permettant de limiter les risques de régression.
Le coût dépend notamment du volume de contenus, des fonctionnalités, du design, de la migration, des besoins de conformité, de l’hébergement et de la maintenance.
Pour construire un budget comparable entre plusieurs propositions, la collectivité peut distinguer les postes suivants :
Étape | Exemples de prestations et de contenus |
|---|---|
Cadrage et conception | ateliers, arborescence, maquettes |
Développement | CMS, fonctionnalités, intégrations |
Migration | pages, médias, documents, URL |
Accessibilité | vérifications, audit, corrections, livrables |
RGPD et sécurité | formulaires, traceurs, accès, protections |
Formation | nombre d’agents, supports, durée |
Hébergement | conditions techniques, sauvegardes |
Maintenance | corrections, mises à jour, assistance |
Évolutions futures | modalités et coûts des interventions |
L’hébergement, la maintenance et les prestations de mise en conformité doivent être identifiés précisément pour éviter les ambiguïtés.
Il est également utile de prévoir la durée du contrat et les conditions de réversibilité.
Pour comparer les possibilités d’un projet, vous pouvez consulter la page devis de création de site Internet d’ID Interactive.
Le site municipal doit pouvoir être exploité et maintenu après sa mise en ligne.
Le cahier des charges doit préciser les responsabilités respectives de la commune et du prestataire.
Les prestations à définir peuvent comprendre :
Précisez également les horaires de support, les moyens de signalement et les délais contractuels attendus.
La réversibilité permet à la collectivité de récupérer les éléments nécessaires si elle change de prestataire.
Le contrat doit préciser les modalités de restitution :
Le prestataire doit expliquer les éventuelles dépendances techniques qui pourraient compliquer une migration.
Voici une trame à adapter à la commune avant de consulter les prestataires.
Il s’agit d’un modèle fonctionnel et technique. Il doit être complété, le cas échéant, par les pièces contractuelles et administratives appropriées à la procédure d’achat public.
Collectivité : [Nom de la commune]
Responsable du projet : [Nom, fonction et service]
Objet : création ou refonte du site Internet de la commune de [Nom]
Site actuel : [URL, si existant]
Contexte : [Description de la situation actuelle]
Objectifs : [Information des administrés, démarches, accessibilité, administration des contenus, autres besoins]
Le site devra permettre aux publics suivants d’accéder aux informations et services de la collectivité :
Les parcours prioritaires devront être précisés pour chaque public.
Rubriques attendues : [Liste des rubriques]
Pages à créer : [Liste]
Contenus à migrer : [Liste et volumes estimés]
Documents officiels : [Nature et modalités de publication]
Actualités et agenda : [Champs, catégories et modalités de publication]
Médias : [Images, vidéos et documents disponibles]
Le tableau ci-dessous récapitule les fonctionnalités attendues, leur priorité et les commentaires à compléter.
Contenu | Priorité | Commentaires |
|---|---|---|
Actualités administrables | Indispensable / souhaitable / facultative | [À compléter] |
Agenda municipal | À définir | [À compléter] |
Annuaire des services | À définir | [À compléter] |
Annuaire associatif | À définir | [À compléter] |
Formulaire de contact | À définir | [À compléter] |
Pages de démarches | À définir | [À compléter] |
Publication des actes | Selon obligations applicables | [À compléter] |
Recherche interne | À définir | [À compléter] |
Gestion des rôles agents | À définir | [À compléter] |
Alertes ou informations urgentes | À définir | [À compléter] |
Carte interactive | À définir | [À compléter] |
Multilingue | À définir | [À compléter] |
Chaque fonctionnalité retenue doit faire l’objet d’une description suffisamment précise pour permettre son estimation et sa recette.
Le site devra respecter l’identité visuelle de la collectivité.
Les interfaces devront être adaptées aux smartphones, tablettes et ordinateurs.
Les principaux parcours devront permettre aux utilisateurs de retrouver facilement les démarches, informations pratiques et coordonnées des services municipaux.
Les maquettes et composants feront l’objet d’une validation avant développement selon les modalités définies avec la commune.
Le projet devra tenir compte du référentiel RGAA en vigueur et des obligations de la collectivité.
Audit demandé : [À préciser]
Périmètre de l’audit : [Pages et parcours concernés]
Livrables : [Rapport, corrections, éléments pour la déclaration d’accessibilité, autres]
Responsable des contenus accessibles : [À préciser]
Modalités de validation : [À préciser]
Traitements envisagés : [Formulaires et services]
Référent DPO : [Coordonnées internes]
Traceurs et mesure d’audience : [Solutions et exigences]
Hébergement : [Besoins et contraintes]
Sauvegardes : [Fréquence et conditions]
Accès administrateurs : [Droits et authentification]
Gestion des incidents : [Modalités attendues]
Contenus concernés : [Liste]
Documents à conserver : [Liste]
Anciennes URL : [Inventaire]
Redirections : [Règles et contrôles]
Validation de la migration : [Personne et procédure]
Le prestataire devra remettre les éléments prévus au contrat, notamment :
Interlocuteur principal de la commune : [Nom]
Services participants : [Liste]
Étapes de validation : [Liste]
Planning souhaité : [À compléter]
Contraintes institutionnelles : [Périodes de validation, événements, échéances réglementaires]
Le calendrier définitif devra être défini à partir du périmètre réel.
Budget prévisionnel : [À compléter]
Périmètre de création : [À compléter]
Prestations récurrentes : [À compléter]
Maintenance : [À compléter]
Durée contractuelle : [À compléter]
Propriété intellectuelle, licences et réversibilité : [À compléter]
La collectivité doit faire vérifier les modalités de passation et les clauses applicables à son achat.
Avant réception du site, les contrôles devront notamment porter sur :
Les anomalies devront être consignées et traitées selon les conditions du projet.
Un cahier des charges permet de comparer les offres sur une base commune.
Il faut examiner non seulement les fonctionnalités promises, mais également les modalités d’accompagnement et d’exploitation.
Plusieurs points méritent une attention particulière :
La compréhension des besoins municipaux. Le prestataire doit identifier les usages prioritaires des administrés et les contraintes de publication.
L’accessibilité. Les méthodes de conception, d’audit et de correction doivent être clairement détaillées.
L’autonomie des agents. La collectivité doit savoir quelles opérations elle pourra réaliser sans intervention technique.
La sécurité et la maintenance. Les responsabilités contractuelles doivent être explicites.
La réversibilité. Le site, les contenus et les données doivent pouvoir être repris dans les conditions définies au marché.
La qualité de la proposition financière. Les coûts initiaux et récurrents doivent être distingués.
Pour une consultation soumise à la commande publique, les critères de sélection et la procédure devront respecter les règles applicables à l’acheteur et au montant estimé du marché.
ID Interactive conçoit des sites Internet et des interfaces d’administration adaptés aux besoins de chaque organisation.
Dans le cadre d’un projet municipal, la démarche peut être organisée autour de plusieurs étapes :
1. Cadrage fonctionnel. Identification des publics, des contenus et des services prioritaires.
2. Conception UX/UI. Organisation de l’arborescence et des interfaces.
3. Développement. Mise en place du CMS et des fonctionnalités retenues.
4. Migration. Intégration des contenus utiles et traitement des anciennes URL.
5. Tests. Vérification des fonctionnalités et du comportement du site.
6. Formation. Accompagnement des personnes responsables de l’administration.
7. Exploitation. Hébergement et maintenance selon les prestations contractuelles choisies.
Le projet doit être adapté à la taille de la commune et aux moyens humains disponibles.
Pour approfondir les possibilités de création et de refonte, consultez la page création de site Internet d’ID Interactive.
Avant de consulter les prestataires, vérifiez que le document répond aux points essentiels.
Une checklist complète ne signifie pas que toutes les fonctions doivent être développées. Elle permet surtout de vérifier qu’aucun besoin important n’a été oublié pendant le cadrage.
Un bon cahier des charges municipal décrit les services attendus par les administrés, les outils nécessaires aux agents et les exigences à respecter pour exploiter durablement le site.
Il commence par les objectifs et les besoins réels, puis précise l’arborescence, les fonctionnalités, les contraintes réglementaires, la technique et les livrables.
Le choix du CMS, le nombre de pages ou l’apparence de la page d’accueil doivent découler de ce cadrage.
L’accessibilité RGAA, la protection des données, la publication des documents municipaux et la sécurité doivent être intégrées dès le début du projet, et non ajoutées uniquement à la fin.
Enfin, les conditions de maintenance, de formation et de réversibilité doivent être prévues pour permettre à la commune de faire vivre son site dans la durée.
Article publié initialement le 27 novembre 2023.
Un cahier des charges est un document qui définit les besoins, les objectifs, les fonctionnalités et les contraintes d’un site internet municipal : contenus attendus, arborescence, obligations légales, exigences techniques et modalités de suivi. Il sert de base commune entre la collectivité et les prestataires consultés : il cadre le projet, permet de comparer les offres sur des bases équivalentes et d’obtenir des devis précis.
Le cahier des charges permet d’éviter les incompréhensions sur le périmètre, de maîtriser le budget et de s’assurer que le site répond aux attentes des administrés. Pour une collectivité, c’est aussi la base de la consultation : les entreprises répondent sur des bases comparables, ce qui fiabilise l’analyse des offres. Un projet bien cadré est plus rapide et plus efficace à réaliser.
Un cahier des charges de site internet municipal décrit au minimum : la présentation de la collectivité et du projet, les publics concernés, l’arborescence et les contenus, les fonctionnalités attendues, le design et l’ergonomie, l’accessibilité numérique, la protection des données personnelles et la sécurité, la migration de l’ancien site, les livrables, l’organisation du projet, le budget et les conditions contractuelles, puis la recette et la mise en ligne. Les obligations applicables (RGPD, RGAA, publicité des actes) y sont intégrées dès l’écriture.
Cela dépend de la taille de la commune et des services proposés, mais un site municipal comprend généralement plusieurs dizaines de pages, réparties entre pages simples, pages détaillées et contenus dynamiques : actualités, agenda, démarches, annuaires et publications officielles. Le cahier des charges peut fixer une arborescence cible sans figer un nombre définitif de pages.
Des CMS reconnus comme WordPress ou Drupal sont souvent recommandés pour leur flexibilité, leur sécurité et leur facilité de gestion par les équipes municipales. Il existe également des solutions plus modernes dites « headless », comme celles basées sur Next.js et Payload CMS : la solution développée par ID Interactive permet de créer des sites plus performants, évolutifs et faciles à maintenir, tout en offrant une grande liberté de personnalisation.
Oui. Intégrer le référencement dès le cahier des charges garantit la visibilité du site sur les moteurs de recherche et facilite l’accès à l’information pour les administrés : structure des contenus, URLs lisibles, hiérarchie des titres, vitesse de chargement et accessibilité se décident en amont. Ces éléments sont coûteux à corriger après la mise en ligne.
Un site municipal doit respecter plusieurs obligations : la protection des données personnelles (RGPD), l’accessibilité numérique (RGAA), avec la déclaration d’accessibilité obligatoire pour les sites publics, les mentions légales et administratives, et la publicité et la conservation des actes dans les délais prévus. L’hébergement et la sécurité des données doivent également être cadrés dans le projet.
Oui, un cahier des charges peut évoluer en cours de projet, mais chaque évolution peut entraîner des coûts supplémentaires et des délais, et doit rester encadrée, notamment dans le cadre d’un marché public. Il est donc recommandé de définir un maximum d’éléments en amont — périmètre, livrables, procédure de recette — et de prévoir les modalités de traitement des demandes d’évolution.