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Ergonomie d’un site internet : 8 principes essentiels

Publication : 19.02.2021

Dernière modification : 18.10.2026

Ergonomie d’un site internet : 8 principes pour une navigation efficace — arborescence, lisibilité, formulaires, mobile et accessibilité.

Comment réussir l’ergonomie de votre site Internet ?

L’ergonomie d’un site internet désigne l’ensemble des principes qui permettent aux utilisateurs de naviguer facilement, de comprendre les informations et de réaliser leurs actions sans difficulté inutile. Elle concerne notamment la structure des pages, les menus, les formulaires, les interactions, l’accessibilité et l’adaptation aux différents écrans.

Un site peut être attractif visuellement sans être réellement ergonomique. Si les visiteurs ne trouvent pas les informations recherchées, rencontrent des difficultés pour remplir un formulaire ou ne comprennent pas les actions proposées, leur expérience peut rapidement se dégrader.

Comment améliorer l’ergonomie d’un site web ? Quelles sont les bonnes pratiques UX à respecter ? Et comment vérifier que la navigation est réellement intuitive ?

ID Interactive est une agence digitale installée à Arradon, près de Vannes (Morbihan), depuis 2006, Google Partner, Meta Business Partner et Shopify Partner. Elle accompagne les entreprises dans la conception de sites et d’applications web adaptés aux besoins de leurs utilisateurs.

Ce guide présente huit principes essentiels pour construire une expérience web claire, accessible et efficace.

Qu’est-ce que l’ergonomie d’un site internet ?

L’ergonomie web consiste à adapter la conception d’un site aux capacités, aux attentes et aux habitudes des personnes qui l’utilisent.

Elle vise notamment à faciliter l’accès aux contenus, réduire les risques d’erreur et permettre aux internautes d’accomplir leurs tâches dans de bonnes conditions.

Un site ergonomique doit être compréhensible, cohérent, facile à utiliser et adapté aux différents contextes de consultation.

Par exemple, un utilisateur doit pouvoir trouver rapidement les coordonnées d’une entreprise, identifier une offre, consulter les conditions de livraison ou effectuer une réservation.

Quelle différence entre ergonomie web, UX et UI ?

Ces notions sont complémentaires, mais ne désignent pas exactement la même chose.

  • Ergonomie web — principes facilitant l’utilisation d’un site. Exemple : rendre un formulaire simple à remplir.
  • UX Design — conception de l’expérience globale de l’utilisateur. Exemple : organiser un parcours de réservation.
  • UI Design — conception des composants et de l’apparence de l’interface. Exemple : dessiner des boutons et des menus.
  • Accessibilité web — possibilité d’utiliser le service avec des capacités et technologies variées. Exemple : naviguer au clavier ou avec un lecteur d’écran.

L’ergonomie et l’accessibilité participent à la qualité de l’expérience utilisateur, mais elles ne sont pas interchangeables.

Un site peut paraître simple à utiliser pour une personne tout en restant inaccessible à d’autres publics.

ID Interactive associe ces enjeux dans ses prestations de conception UX/UI et de studio graphique, en tenant compte des contenus, des parcours et des fonctionnalités propres à chaque projet.

Pourquoi améliorer l’ergonomie d’un site web ?

Une bonne ergonomie aide les visiteurs à atteindre leurs objectifs.

Elle peut contribuer à réduire les difficultés de navigation, faciliter l’accès aux informations et améliorer la compréhension des services proposés.

Faciliter la navigation

Les internautes doivent pouvoir comprendre rapidement l’organisation du site et identifier les rubriques pertinentes.

Une navigation claire limite les hésitations et les erreurs de parcours.

Renforcer la confiance

Un site cohérent, dont les informations sont faciles à consulter et les interactions prévisibles, peut contribuer à rassurer les visiteurs.

La transparence sur les services, les tarifs et les conditions commerciales joue également un rôle important.

Faciliter les conversions

Une interface ergonomique peut réduire certains obstacles à une demande de contact, une inscription, une réservation ou une commande.

Mais une meilleure ergonomie ne garantit pas automatiquement une hausse du taux de conversion.

Les résultats dépendent également de l’offre, des prix, de la qualité du trafic et de nombreux autres facteurs.

Améliorer l’expérience sur mobile

Les smartphones imposent des contraintes particulières : espace d’affichage réduit, navigation tactile et conditions de connexion variables.

Une interface adaptée permet d’effectuer les tâches essentielles sans dépendre d’un ordinateur.

Les 8 principes pour améliorer l’ergonomie d’un site internet

1. Comprendre les besoins de vos utilisateurs

Un site ergonomique commence par une bonne connaissance des personnes auxquelles il s’adresse.

Avant de travailler les menus ou les maquettes, il faut identifier les besoins, les principales questions et les actions attendues.

Une entreprise qui propose des prestations B2B, une boutique e-commerce et un hébergement touristique ne doivent pas organiser leurs interfaces de manière identique.

Exemple : sur un site d’hôtel, les visiteurs souhaitent généralement consulter les hébergements, connaître les disponibilités et comprendre les tarifs avant de réserver.

Sur un site corporate, les internautes peuvent rechercher les compétences de l’entreprise, ses références et ses coordonnées.

Comment identifier les besoins réels ?

Plusieurs méthodes peuvent être utilisées :

  • Entretiens avec des clients ou utilisateurs.
  • Analyse des demandes reçues par le service commercial.
  • Observation des parcours de navigation.
  • Étude des recherches effectuées sur le site.
  • Tests utilisateurs sur les tâches importantes.
  • Analyse des abandons de formulaires ou de parcours d’achat.

Ces observations permettent de prendre des décisions fondées sur les usages plutôt que sur des préférences graphiques personnelles.

La question principale est : que cherche à accomplir l’utilisateur, et qu’est-ce qui l’empêche actuellement d’y parvenir ?

2. Organiser une navigation simple et intuitive

Le menu principal doit permettre de comprendre rapidement les grandes rubriques du site.

Les intitulés doivent être explicites et correspondre au vocabulaire utilisé par les visiteurs.

Une structure claire facilite le repérage et réduit le temps nécessaire pour rechercher une information.

Par exemple, les rubriques « Nos services », « Réalisations » et « Contact » sont généralement plus faciles à interpréter que des intitulés internes propres à l’organisation.

Comment construire une bonne arborescence ?

Commencez par regrouper les contenus selon leur sujet et leur fonction.

Les catégories doivent être suffisamment distinctes pour éviter les hésitations.

Une arborescence cohérente peut intégrer :

  • Un menu principal avec les rubriques essentielles.
  • Des sous-menus lorsque le volume de contenus le justifie.
  • Un fil d’Ariane pour certaines structures profondes.
  • Une recherche interne pour les sites riches en contenus.
  • Des liens contextuels entre les pages complémentaires.
  • Un footer donnant accès aux informations pratiques.

La navigation doit rester compréhensible sur ordinateur comme sur smartphone.

Faut-il respecter la règle des trois clics ?

Non. Il n’existe pas de règle universelle imposant de rendre chaque contenu accessible en trois clics maximum.

Cette règle historique a été remise en question par les recherches en ergonomie, notamment celles du Nielsen Norman Group.

Le nombre de clics ne décrit pas à lui seul la difficulté d’un parcours.

Quatre étapes logiques, clairement expliquées, peuvent être plus simples à effectuer que deux étapes mal organisées.

L’objectif est donc de faciliter l’accès aux contenus importants, en limitant les détours inutiles et les choix difficiles à comprendre.

3. Faciliter le repérage sur chaque page

Un visiteur doit pouvoir comprendre où il se trouve et comment poursuivre sa navigation.

Cette capacité à se repérer repose sur plusieurs éléments complémentaires.

Le logo et la navigation principale doivent conserver une position et un comportement cohérents.

Les titres doivent annoncer clairement le sujet des pages.

Les liens et boutons doivent être identifiables.

Dans une structure comportant plusieurs niveaux, le fil d’Ariane peut permettre de retrouver facilement les catégories parentes.

Pourquoi la cohérence des interfaces est-elle importante ?

Une interface prévisible réduit les efforts d’apprentissage.

Lorsqu’un utilisateur connaît déjà le fonctionnement du menu ou d’un bouton, il doit pouvoir retrouver ce fonctionnement sur les autres pages.

Les principes de cohérence concernent notamment :

  • La navigation.
  • Les boutons et les liens.
  • Les messages d’information.
  • Les formulaires.
  • Les composants interactifs.
  • Les styles et intitulés récurrents.

Il est également utile d’indiquer clairement la page ou la rubrique active.

Une bonne ergonomie évite de demander au visiteur de réapprendre le fonctionnement du site à chaque changement de page.

4. Rendre les contenus lisibles et faciles à comprendre

L’ergonomie d’une page dépend aussi de la manière dont les informations sont présentées.

Un texte pertinent peut être difficile à utiliser lorsqu’il apparaît sous la forme d’un long bloc sans structure.

Les titres, sous-titres, tableaux et espacements facilitent la lecture et le repérage des informations.

Quelles règles de lisibilité appliquer ?

Privilégiez les principes suivants :

  • Utiliser des titres descriptifs et hiérarchisés.
  • Placer les informations importantes aux endroits attendus.
  • Rédiger des paragraphes de longueur raisonnable.
  • Employer un vocabulaire compréhensible par le public visé.
  • Préserver un contraste suffisant entre le texte et son arrière-plan.
  • Choisir des tailles de caractères adaptées.
  • Éviter les animations qui perturbent la lecture.
  • Utiliser des tableaux lorsque la comparaison de données le justifie.

Le choix d’un fond blanc n’est pas obligatoire. Une interface sombre ou colorée peut parfaitement être lisible si les contrastes et la hiérarchie de l’information sont correctement conçus.

Faut-il privilégier un design minimaliste ?

Un design épuré peut faciliter la lecture, mais le minimalisme n’est pas une garantie d’ergonomie.

Supprimer trop d’informations ou masquer des fonctionnalités importantes peut au contraire compliquer l’utilisation.

La bonne approche consiste à présenter les informations nécessaires avec une organisation claire.

Les aspects plus spécifiquement graphiques sont détaillés dans l’article d’ID Interactive consacré aux bonnes pratiques du webdesign d’un site internet.

5. Adapter l’ergonomie aux smartphones et tablettes

Le responsive design permet à l’interface de s’adapter aux dimensions des écrans.

Mais une mise en page responsive ne garantit pas que le site soit réellement facile à utiliser sur mobile.

Il faut également vérifier la navigation tactile, les champs de formulaire et l’accès aux contenus essentiels.

Les points à tester sur mobile

Un site ergonomique sur smartphone doit notamment proposer :

  • Un menu facile à ouvrir, parcourir et refermer.
  • Des boutons suffisamment grands et espacés.
  • Des textes lisibles sans zoom inutile.
  • Des formulaires adaptés aux claviers mobiles.
  • Des contenus sans défilement horizontal non nécessaire.
  • Des images qui s’adaptent à la largeur disponible.
  • Un accès clair aux informations de contact et aux actions prioritaires.

Les accordéons peuvent aider à organiser certains contenus, à condition que leur intitulé soit compréhensible et que leur fonctionnement soit accessible.

Pourquoi les zones tactiles sont-elles importantes ?

Sur un écran tactile, deux liens trop proches peuvent provoquer des erreurs de sélection.

Les recommandations WCAG 2.2 comprennent notamment un critère de taille minimale des cibles de 24 × 24 pixels CSS au niveau AA, avec des exceptions prévues par la norme.

Ce seuil ne doit pas être interprété comme une dimension idéale universelle : selon les usages, des zones interactives plus grandes sont préférables.

Il faut également tester les éléments dans leurs conditions réelles d’utilisation.

6. Concevoir des boutons, liens et formulaires compréhensibles

Un utilisateur doit comprendre la fonction d’un élément interactif avant de l’activer.

Un bouton doit ressembler à un bouton et annoncer clairement l’action proposée.

Il en va de même pour les liens, les menus, les cases à cocher et les champs de formulaire.

Comment rédiger un bon appel à l’action ?

Privilégiez un intitulé qui décrit ce que l’utilisateur va faire.

Par exemple :

  • « En savoir plus » → « Découvrir nos prestations ».
  • « Cliquez ici » → « Consulter les tarifs ».
  • « Envoyer » → « Envoyer ma demande ».
  • « Valider » → « Confirmer ma réservation ».
  • « Continuer » → « Passer à l’étape de paiement ».

L’intitulé doit correspondre à la destination ou à l’action réelle.

Il ne faut pas multiplier les boutons uniquement pour augmenter les opportunités de clic.

Comment améliorer l’ergonomie des formulaires ?

Les formulaires doivent demander les informations nécessaires à l’action attendue.

Pour faciliter leur utilisation :

  • Associez chaque champ à un libellé visible et explicite.
  • Indiquez les champs obligatoires.
  • Utilisez des formats de saisie adaptés.
  • Affichez des messages d’erreur compréhensibles.
  • Évitez de supprimer les informations déjà saisies après une erreur.
  • Confirmez clairement l’envoi ou l’enregistrement.

Un formulaire de contact peut également informer le visiteur sur les données recueillies et leur utilisation.

L’importance des retours d’action

Une interface doit indiquer ce qui se passe après une interaction.

Par exemple, lorsqu’un utilisateur soumet un formulaire, le site doit confirmer que la demande a été envoyée ou expliquer ce qui empêche son traitement.

Ce principe est connu en ergonomie comme la visibilité de l’état du système.

Il s’applique également aux chargements, aux erreurs, aux paiements ou aux téléchargements.

Tendances webdesign

7. Prendre en compte l’accessibilité numérique

Une interface ergonomique doit pouvoir être utilisée par des personnes présentant des capacités, des équipements et des modes d’interaction différents.

L’accessibilité numérique concerne notamment les personnes ayant des déficiences visuelles, auditives, motrices ou cognitives.

Elle bénéficie également à d’autres utilisateurs, par exemple lorsqu’ils naviguent au clavier, utilisent un petit écran ou consultent un site dans des conditions difficiles.

Quels critères d’accessibilité vérifier ?

Plusieurs contrôles sont particulièrement importants :

Les contrastes. Les WCAG 2.2 prévoient notamment, au niveau AA, un rapport minimal de 4,5:1 pour les textes courants et de 3:1 pour les textes agrandis, sous réserve des exceptions applicables.

La navigation clavier. Les menus, boutons, liens et formulaires doivent pouvoir être utilisés sans souris lorsque les critères concernés s’appliquent.

Le focus visible. L’utilisateur doit identifier l’élément actuellement sélectionné au clavier.

Les alternatives textuelles. Les images informatives doivent disposer d’une alternative adaptée. Les images purement décoratives peuvent être traitées différemment.

La structure des contenus. Les titres, listes, tableaux et régions de navigation doivent utiliser un balisage HTML approprié.

Les formulaires. Les champs doivent posséder des libellés compréhensibles et être associés correctement à leurs contrôles.

Ergonomie et conformité réglementaire : quelle différence ?

Respecter les bonnes pratiques ergonomiques ne suffit pas nécessairement à satisfaire les obligations légales d’accessibilité applicables à un organisme.

En France, certaines organisations doivent répondre à des exigences spécifiques, notamment selon leur statut, leur activité et le champ d’application des textes.

La conformité doit être évaluée à partir du référentiel et des obligations réellement applicables, et non d’un simple score automatisé.

Un outil de test peut faciliter le diagnostic, mais il ne remplace pas l’ensemble des vérifications nécessaires.

8. Optimiser les performances et améliorer le site en continu

Un site ergonomique doit aussi répondre rapidement aux actions des utilisateurs.

Une page lente, des boutons qui réagissent tardivement ou des déplacements inattendus des contenus peuvent dégrader l’expérience.

Les performances dépendent notamment de l’hébergement, des images, des scripts, des polices et de la complexité technique du site.

Quels indicateurs de performance observer ?

Google définit trois métriques Core Web Vitals principales :

  • LCP — vitesse d’affichage du principal contenu visible. Valeur recommandée : 2,5 secondes ou moins.
  • INP — réactivité aux interactions. Valeur recommandée : 200 millisecondes ou moins.
  • CLS — stabilité visuelle de la page. Valeur recommandée : 0,1 ou moins.

Ces seuils sont évalués à partir de conditions de mesure précises. Les données d’utilisateurs réels sont particulièrement utiles pour apprécier la performance d’un site en production.

Les outils comme PageSpeed Insights et Lighthouse permettent d’identifier des problèmes techniques, mais ils ne constituent pas à eux seuls des audits d’ergonomie.

Pourquoi faut-il tester et actualiser les parcours ?

Les usages évoluent, tout comme les contenus et les fonctionnalités d’un site.

Il peut être nécessaire de revoir l’organisation d’un menu, de simplifier un formulaire ou d’améliorer l’accès à certaines informations.

Cette actualisation doit répondre à des besoins observés.

Ajouter de nouvelles pages ou des fonctionnalités simplement pour donner une impression de nouveauté n’améliore pas automatiquement l’ergonomie.

Les erreurs d’ergonomie les plus fréquentes

Une interface peut sembler fonctionnelle au premier abord tout en comportant des obstacles importants pour ses visiteurs.

Voici les principales erreurs à identifier.

  • Menu aux intitulés ambigus — conséquence possible : difficulté à trouver une rubrique. Correction : utiliser le vocabulaire des visiteurs.
  • Architecture trop complexe — conséquence possible : parcours difficiles à comprendre. Correction : regrouper logiquement les contenus.
  • Absence de repères de navigation — conséquence possible : désorientation. Correction : ajouter fil d’Ariane ou état actif selon les besoins.
  • Textes peu structurés — conséquence possible : lecture laborieuse. Correction : hiérarchiser titres et paragraphes.
  • Boutons peu visibles — conséquence possible : actions difficiles à identifier. Correction : clarifier les libellés et les états.
  • Formulaires complexes — conséquence possible : erreurs et abandons possibles. Correction : simplifier les champs et les messages.
  • Mauvaise adaptation mobile — conséquence possible : difficultés de navigation tactile. Correction : tester et corriger les composants.
  • Contrastes insuffisants — conséquence possible : contenu difficile à lire. Correction : appliquer les critères appropriés.
  • Pages lentes ou instables — conséquence possible : interactions perturbées. Correction : optimiser les performances.
  • Informations importantes masquées — conséquence possible : recherche inutilement difficile. Correction : donner accès aux contenus essentiels.

Ces corrections doivent être priorisées selon la fréquence des difficultés, leur gravité et l’importance des parcours concernés.

Comment mesurer l’ergonomie d’un site internet ?

L’ergonomie doit être évaluée à partir de tâches réelles et de données observables, pas seulement de l’avis du concepteur.

Plusieurs méthodes permettent d’identifier les difficultés rencontrées.

Les tests utilisateurs

Les tests utilisateurs consistent à demander à des personnes représentatives du public cible d’effectuer des tâches précises.

Par exemple :

  • Trouver un service et ses conditions.
  • Identifier les coordonnées de contact.
  • Réserver une prestation.
  • Rechercher un produit.
  • Remplir un formulaire.

L’observation permet d’identifier les moments d’hésitation, les erreurs et les obstacles.

L’analyse des parcours

Les outils de mesure d’audience peuvent aider à examiner les parcours de navigation, les conversions et certains abandons.

Les résultats doivent être interprétés en tenant compte du trafic, des objectifs et des règles de protection des données.

Une page peu consultée ne présente pas nécessairement un problème d’ergonomie. Elle peut simplement recevoir peu de trafic ou répondre à un besoin limité.

Les indicateurs d’ergonomie à suivre

  • Taux de réussite des tâches — vérifier que les utilisateurs atteignent l’objectif.
  • Temps nécessaire à une tâche — repérer les parcours trop laborieux.
  • Nombre d’erreurs — identifier les difficultés récurrentes.
  • Taux d’abandon d’un formulaire — détecter les étapes problématiques.
  • Satisfaction exprimée — recueillir le ressenti des utilisateurs.
  • Core Web Vitals — suivre certains aspects techniques de l’expérience.

Il est utile de croiser plusieurs indicateurs plutôt que de se fier à une seule mesure.

Les tests A/B

Lorsqu’un site dispose d’un trafic suffisant, les tests A/B peuvent permettre de comparer deux versions d’une interface.

Ils peuvent notamment servir à évaluer une modification de navigation, de formulaire ou de présentation.

Le protocole de test doit être correctement défini afin d’éviter des conclusions fondées sur des variations aléatoires.

L’ergonomie d’un site a-t-elle un impact sur le SEO ?

L’ergonomie contribue à la qualité globale de l’expérience sur un site, mais elle ne correspond pas à un facteur unique de classement Google.

Certaines caractéristiques techniques peuvent soutenir le référencement : performances, affichage mobile, structure HTML, accessibilité des liens ou stabilité des pages.

Google prend notamment en compte les Core Web Vitals dans ses systèmes de classement, sans garantir une meilleure position aux sites qui obtiennent de bons scores.

Le référencement dépend également de la pertinence des contenus, de leur indexabilité, de l’architecture et de nombreux autres signaux.

Une interface ergonomique peut donc participer à une stratégie SEO cohérente sans se substituer au travail sur les contenus.

Quel rapport entre ergonomie et GEO ?

Pour les moteurs et assistants utilisant l’intelligence artificielle, les informations doivent rester accessibles et compréhensibles.

Une navigation claire et des contenus bien structurés peuvent faciliter la découverte et l’interprétation de certaines informations.

Les informations essentielles ne doivent pas être uniquement présentes dans des images, des animations ou des composants difficiles à explorer.

Cependant, un bon design UX ne garantit pas qu’une entreprise sera citée par un assistant IA.

Le GEO dépend également de la qualité des contenus, des preuves disponibles et de la visibilité de la marque dans des sources pertinentes.

Exemples d’ergonomie selon le type de site

Les bonnes pratiques sont communes, mais leur application dépend de la fonction du site.

  • Site vitrine — présentation claire des services, références, contact.
  • Site e-commerce — recherche, filtres, fiches produits, panier, livraison.
  • Site de réservation — disponibilités, tarifs, formulaire de réservation.
  • Site institutionnel — informations pratiques, navigation, accessibilité.
  • Application métier — efficacité des tâches, droits d’accès, retours d’action.

Pour un site vitrine

Les visiteurs doivent pouvoir comprendre l’activité de l’entreprise, identifier ses services et entrer facilement en contact.

La navigation doit soutenir ces objectifs sans multiplier les parcours secondaires.

Pour une boutique e-commerce

La recherche de produits, les filtres, les variantes et les informations de livraison jouent un rôle important.

Le pied de page contribue également à rendre accessibles les informations de contact et les conditions commerciales.

L’article consacré au footer d’un site e-commerce présente les principaux éléments à prévoir.

Pour une application métier

Dans une application destinée à des professionnels, l’ergonomie doit faciliter des actions souvent répétées.

La clarté des formulaires, les statuts, les messages d’erreur et l’organisation des informations sont particulièrement importants.

Par exemple, ID Interactive a présenté la conception d’une application web de catalogue raisonné consacrée à l’artiste Jean Sala, dans laquelle la navigation, la consultation des œuvres et l’adaptation mobile constituent des enjeux d’interface.

Ce type de projet illustre l’importance d’adapter l’ergonomie aux contenus et aux tâches spécifiques des utilisateurs.

Comment ID Interactive accompagne l’amélioration de l’ergonomie web

ID Interactive intègre les enjeux ergonomiques dans ses projets de création et de refonte de sites Internet.

L’agence associe les compétences UX/UI, graphiques et techniques afin d’organiser les parcours en fonction des objectifs et des usages.

Cette démarche peut comprendre plusieurs étapes.

1. Analyser les besoins. Identifier les utilisateurs, les contenus, les objectifs et les principaux obstacles.

2. Organiser les parcours. Structurer les pages, les menus et les interactions nécessaires.

3. Concevoir les interfaces. Définir la hiérarchie visuelle, les composants et les comportements attendus.

4. Développer et intégrer. Mettre en œuvre les interfaces adaptées aux technologies retenues.

5. Vérifier l’utilisation. Contrôler les interactions, les performances, l’affichage mobile et les principaux critères d’accessibilité.

6. Faire évoluer le site. Exploiter les retours et les données disponibles pour prioriser les améliorations.

L’objectif est de concevoir une interface cohérente avec les besoins du projet, et non d’appliquer le même modèle à toutes les entreprises.

ID Interactive propose cet accompagnement dans ses prestations de création et de refonte de sites Internet.

Comment améliorer concrètement l’ergonomie de votre site ?

Pour engager une première démarche, commencez par vérifier les principaux parcours.

Un visiteur peut-il comprendre votre activité dès son arrivée ? Trouve-t-il facilement les informations recherchées ? Les boutons sont-ils clairs ? Les formulaires fonctionnent-ils correctement sur mobile ?

Vérifiez également la lisibilité des contenus, l’accessibilité des interactions et la stabilité technique des pages.

Il est ensuite préférable de corriger les problèmes les plus importants avant d’ajouter de nouvelles fonctionnalités.

Un site ergonomique est un site dont les visiteurs peuvent comprendre et utiliser les fonctionnalités nécessaires avec un minimum de difficultés.

Vous souhaitez améliorer les parcours de votre site actuel ou concevoir une nouvelle interface ? Demandez une proposition à ID Interactive pour étudier les besoins de votre projet.

Sources et ressources

Article publié initialement le 19 février 2021.

Foire aux questions

Non. Une mise en page responsive ne garantit pas que le site soit réellement facile à utiliser sur mobile. Il faut aussi vérifier la navigation tactile, les champs de formulaire, la taille et l’espacement des boutons, et l’accès aux contenus essentiels. L’ergonomie se teste par l’usage, pas seulement par l’affichage.

C’est un principe d’ergonomie selon lequel une interface doit indiquer ce qui se passe après une action de l’utilisateur. Par exemple, après l’envoi d’un formulaire, le site confirme que la demande a été envoyée ou explique ce qui empêche son traitement. Le principe s’applique aussi aux chargements, aux erreurs, aux paiements et aux téléchargements.

Les règles WCAG 2.2 prévoient, au niveau AA, un rapport de contraste minimal de 4,5:1 pour le texte courant et de 3:1 pour les textes de grande taille, sous réserve des exceptions applicables. Un outil de test peut faciliter le diagnostic, mais il ne remplace pas l’ensemble des vérifications nécessaires.

Non. Une interface sombre ou colorée peut parfaitement être lisible si les contrastes et la hiérarchie de l’information sont correctement conçus. La lisibilité repose aussi sur des titres descriptifs, des paragraphes de longueur raisonnable, des tailles de caractères adaptées et un vocabulaire compréhensible par le public visé.

Non. PageSpeed Insights et Lighthouse permettent d’identifier des problèmes techniques de performance, mais ils ne constituent pas à eux seuls des audits d’ergonomie. L’ergonomie s’évalue à partir de tâches réelles et de données observables : tests utilisateurs, taux de réussite des tâches, nombre d’erreurs, abandons de formulaire.