21.07.2026
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Code AuthInfo, déverrouillage, délais selon l’extension (.fr, .com, .eu) et précautions DNS et e-mails : la procédure complète pour transférer un nom de domaine vers un autre registrar sans interrompre vos services.

Transférer un nom de domaine consiste à déplacer sa gestion d’un bureau d’enregistrement, appelé registrar, vers un autre prestataire. Cette opération nécessite généralement un code d’autorisation, appelé AuthInfo ou code EPP, et quelques vérifications préalables.
Le transfert permet notamment de regrouper plusieurs noms de domaine chez un même fournisseur, de changer de prestataire ou de reprendre directement la gestion d’un domaine auparavant administré par un tiers.
Mais attention : transférer un nom de domaine ne signifie pas nécessairement déplacer son site Internet ou ses adresses e-mail. Ces opérations sont distinctes et doivent être coordonnées pour éviter les interruptions.
Comment obtenir le code de transfert ? Quelles étapes suivre ? Combien de temps faut-il prévoir pour un domaine en .fr, .com ou .eu ?
ID Interactive est une agence digitale installée à Arradon, près de Vannes (Morbihan), depuis 2006, Google Partner, Meta Business Partner et Shopify Partner. Elle accompagne les entreprises dans leurs projets web et les opérations techniques associées à la gestion de leurs sites.
Découvrez la procédure à suivre pour transférer votre nom de domaine et les précautions à prendre avant de commencer.
Un nom de domaine est une adresse Internet, comme exemple.fr ou exemple.com, enregistrée pour une durée déterminée.
Il permet notamment d’associer une adresse mémorisable à un site web et à des services de messagerie.
Plusieurs intervenants participent à sa gestion.
Le titulaire, également appelé registrant, est la personne physique ou morale au nom de laquelle le domaine est enregistré.
Il détient les droits contractuels associés à cet enregistrement pendant la durée prévue, sous réserve du respect des règles applicables.
Pour une entreprise, il est important que le titulaire corresponde à la personne morale ou à la personne qui doit réellement contrôler le domaine.
Le registrar est le prestataire auprès duquel le nom de domaine est enregistré et géré.
Il peut s’agir notamment d’OVHcloud, Gandi, IONOS ou d’un autre bureau d’enregistrement habilité à proposer l’extension concernée.
Le registrar assure les opérations administratives et techniques liées à l’enregistrement : renouvellement, coordonnées du titulaire, transfert et gestion de certains paramètres du domaine.
Le registre gère les noms de domaine d’une ou de plusieurs extensions.
Par exemple :
L’ICANN coordonne notamment les politiques applicables aux extensions génériques. L’Afnic et EURid disposent de procédures spécifiques pour les extensions qu’ils gèrent.
Pour comprendre le choix des extensions, consultez également l’article d’ID Interactive consacré aux extensions de noms de domaine.
Avant toute intervention, il faut distinguer trois opérations.
Ces opérations peuvent être réalisées séparément ou dans le cadre d’un même projet.
Par exemple, une entreprise qui refond son site peut changer d’hébergement tout en conservant le même registrar.
Inversement, une entreprise peut transférer son domaine chez un autre bureau d’enregistrement sans modifier l’hébergement de son site.
Cette distinction est essentielle pour éviter de modifier inutilement les serveurs DNS ou les services de messagerie.
Le transfert doit être préparé depuis le compte du registrar actuel.
Avant de commencer, vérifiez les éléments suivants.
Assurez-vous que le titulaire déclaré correspond à votre entreprise ou à la personne autorisée à gérer le domaine.
Cette vérification est particulièrement importante lorsqu’un nom de domaine a été acheté initialement par une agence, un salarié ou un prestataire.
Un changement de prestataire technique ne modifie pas automatiquement l’identité du titulaire.
Consultez la date d’expiration et l’état du domaine.
Un domaine expiré ne peut pas toujours être transféré immédiatement. Les possibilités dépendent notamment de son statut et des procédures de renouvellement ou de restauration applicables.
Il est préférable d’anticiper le transfert avant l’échéance plutôt que de le lancer dans l’urgence.
Pour les extensions génériques soumises aux politiques de l’ICANN, des restrictions peuvent notamment s’appliquer :
Dans ce dernier cas, certains registrars peuvent proposer une option permettant d’éviter le verrouillage, à condition qu’elle soit choisie avant le changement concerné.
Un simple renouvellement annuel ne déclenche pas systématiquement une nouvelle interdiction de transfert de 60 jours.
Les règles spécifiques de certaines extensions nationales peuvent être différentes.
Vous devez pouvoir recevoir les notifications de sécurité et de transfert.
Vérifiez notamment l’adresse e-mail enregistrée auprès du registrar, les coordonnées du titulaire et l’accès au compte d’administration.
Depuis le 28 janvier 2025, le protocole RDAP est devenu la référence pour la consultation des données d’enregistrement des extensions génériques, en remplacement des anciens services Whois obligatoires.
Certaines informations personnelles peuvent être masquées dans les résultats publics.
Il ne faut donc pas se fier uniquement à un annuaire public pour vérifier les coordonnées utilisées lors du transfert.
Attention : modifier certaines coordonnées du titulaire juste avant un transfert peut déclencher une période de verrouillage pour les domaines concernés par les règles ICANN.
Commencez par sélectionner le bureau d’enregistrement qui assurera désormais la gestion du domaine.
Avant de choisir, comparez :
Pour une entreprise disposant de plusieurs domaines, la centralisation peut simplifier la gestion administrative, à condition de maintenir des droits d’accès sécurisés.
Avant le transfert, identifiez les serveurs DNS utilisés et sauvegardez les enregistrements nécessaires.
Les principaux enregistrements à examiner sont notamment :
SPF, DKIM et DMARC reposent notamment sur des enregistrements DNS, souvent de type TXT.
Cette sauvegarde est particulièrement importante si les serveurs DNS doivent également changer.
Certains registrars protègent les domaines contre les transferts non autorisés en activant un verrouillage.
Pour les extensions génériques, ce verrouillage peut apparaître sous le statut clientTransferProhibited.
Il peut généralement être désactivé depuis l’interface d’administration, lorsque le transfert est autorisé.
Si vous ne disposez pas de cette option, contactez le registrar actuel.
Pour les domaines soumis à la politique ICANN, le registrar doit respecter les obligations applicables à la levée du verrouillage.
Ne confondez pas ce blocage administratif avec les paramètres DNS du domaine.
Le code AuthInfo est un code d’autorisation servant à sécuriser le transfert.
Il peut être appelé :
Il est généralement disponible dans le compte du registrar actuel.
Pour les domaines génériques régis par l’ICANN, si le code ne peut pas être généré directement dans l’interface, le registrar doit le fournir dans les cinq jours calendaires suivant la demande.
Pour les domaines en .fr, l’Afnic précise que la communication du code AuthInfo est gratuite.
Ce code doit être traité comme une information sensible.
Ne publiez jamais votre code AuthInfo dans un article, un forum ou un document accessible publiquement. Transmettez-le uniquement par un canal approprié au registrar entrant ou à un prestataire expressément autorisé.
Connectez-vous au compte du nouveau prestataire.
Recherchez la fonction « Transférer un domaine » ou son équivalent.
Renseignez le nom de domaine concerné, puis le code AuthInfo demandé.
Le nouveau registrar vérifie les informations et soumet la demande au registre concerné.
Selon l’extension et le prestataire, vous devrez éventuellement accepter les conditions de transfert, régler les frais applicables ou confirmer certaines opérations.
Une fois la demande déposée, surveillez les notifications du nouveau et de l’ancien registrar.
Les modalités de validation diffèrent selon les extensions.
Il ne faut pas supposer qu’une absence de réponse entraîne systématiquement la validation de toutes les demandes.
Après confirmation du transfert :
Le transfert n’est considéré comme terminé sur le plan opérationnel qu’après ces vérifications.
Les domaines en .fr sont gérés par l’Afnic.
Pour changer de bureau d’enregistrement, la procédure consiste principalement à obtenir le code AuthInfo auprès du registrar sortant, puis à le transmettre au nouveau registrar.
Ce dernier dépose la demande auprès de l’Afnic.
D’après la procédure de l’Afnic, le bureau sortant dispose normalement d’un délai de huit jours pour répondre à la notification de transfert.
Il peut approuver rapidement la demande.
En l’absence de réponse, le transfert intervient à l’issue du délai prévu.
Certaines situations d’opposition peuvent prolonger la procédure.
La durée réelle dépend donc du traitement de la demande et des circonstances particulières.
L’obtention du code AuthInfo est gratuite.
En revanche, l’opération de transfert auprès du nouveau registrar peut être facturée selon ses conditions commerciales.
Le transfert peut aussi modifier la date d’expiration du domaine, selon les règles applicables.
Pour connaître la procédure détaillée, consultez la documentation officielle de l’Afnic.
Les extensions génériques comme .com et .net relèvent des règles de transfert coordonnées par l’ICANN.
La démarche consiste à vérifier l’éligibilité du domaine, lever les éventuels blocages, obtenir le code AuthInfo et lancer le transfert depuis le registrar entrant.
Dans les procédures classiques, un transfert peut être traité en quelques jours.
Les règles ICANN prévoient notamment un délai de traitement pouvant aller jusqu’à cinq jours calendaires dans les situations courantes, sous réserve des motifs autorisés de refus et des étapes de validation.
Il faut distinguer ce délai des périodes de blocage de 60 jours, qui correspondent à des restrictions d’éligibilité.
Après un transfert, une nouvelle période de restriction de transfert entre registrars peut s’appliquer.
Commencez par identifier le motif indiqué.
Certains refus peuvent être justifiés, notamment en présence d’un verrouillage, d’un litige ou d’une restriction réglementaire.
En revanche, si vous estimez que le registrar ne respecte pas la politique applicable, vous pouvez utiliser les dispositifs de réclamation de l’ICANN.
La documentation ICANN sur les transferts détaille les droits des titulaires et les motifs de refus.
Les noms de domaine en .eu sont gérés par EURid.
Le transfert nécessite un code d’autorisation spécifique, également appelé Transfer Authorisation Code.
Le code peut être obtenu auprès du registrar actuel.
EURid permet également, dans certaines conditions, de le générer depuis son interface « Mon compte .eu ».
Le code comporte 16 caractères et suit une structure spécifique.
Il est valable pendant 40 jours ou jusqu’à son utilisation.
En dernier recours, des procédures permettent d’obtenir un code d’urgence auprès d’EURid, sous réserve de justifier la demande.
Le titulaire transmet ensuite le code au nouveau registrar.
Pour en savoir plus, consultez les instructions officielles d’EURid.
Le prix dépend principalement de l’extension et du nouveau bureau d’enregistrement.
Il faut distinguer trois postes.
Certains transferts incluent une prolongation de l’enregistrement ; d’autres suivent des règles différentes.
Il faut également vérifier si des services complémentaires sont inclus : gestion DNS, assistance technique ou protection du compte.
Ne comparez pas uniquement le prix du transfert. Le tarif de renouvellement et les conditions d’exploitation du domaine sont tout aussi importants.
C’est l’une des principales précautions à prendre lors d’un changement de registrar.
Le transfert administratif ne nécessite pas automatiquement de changer les serveurs DNS.
Lorsque la configuration DNS existante est maintenue, le site et la messagerie peuvent généralement continuer à fonctionner sans interruption liée au changement de registrar.
En revanche, un changement simultané de DNS ou d’hébergement peut créer des difficultés s’il est mal préparé.
Avant le transfert, vérifiez si le nouveau registrar peut conserver les serveurs de noms déjà utilisés.
Si les DNS restent hébergés chez un prestataire indépendant, aucune migration de zone n’est nécessaire dans certaines configurations.
En revanche, si la zone DNS est hébergée dans un service lié au registrar sortant, assurez-vous qu’elle restera disponible après le transfert.
Le maintien des services DNS ne doit pas être supposé sans confirmation.
Lorsque les serveurs DNS doivent changer, recopiez d’abord les enregistrements nécessaires sur les nouveaux serveurs.
Contrôlez les adresses IP, les sous-domaines, la messagerie et les autres services.
Les modifications DNS peuvent prendre du temps à être visibles selon les caches et les valeurs TTL.
La propagation n’est toutefois pas une étape obligatoire d’un simple transfert administratif lorsque les serveurs DNS et leur configuration restent inchangés.
Une entreprise peut utiliser des adresses telles que [email protected] ou [email protected].
Ces services dépendent notamment des enregistrements MX et des paramètres associés à la messagerie.
Avant toute bascule, vérifiez :
La suppression ou la mauvaise configuration de ces enregistrements peut empêcher la réception de messages ou perturber leur authentification.
Si DNSSEC est activé, la migration doit également préserver la cohérence entre la configuration des serveurs DNS et les enregistrements de délégation, notamment les enregistrements DS.
Une configuration incorrecte peut provoquer des erreurs de résolution du domaine.
Ce point nécessite une attention particulière lors d’un changement de fournisseur DNS.
Non.
Il peut être préférable de réaliser séparément le transfert du domaine et la migration du site, afin de limiter les changements simultanés.
Pour un site professionnel disposant de nombreux services, une migration progressive facilite généralement les contrôles et le diagnostic en cas d’incident.
Plusieurs causes peuvent bloquer une demande de transfert.
Le registrar sortant doit respecter les règles applicables à l’extension.
Pour les domaines génériques relevant de l’ICANN, certaines obligations encadrent notamment la fourniture du code AuthInfo et la levée d’un verrouillage.
En cas de difficulté persistante, conservez les échanges avec le prestataire et demandez une explication écrite du blocage.
Dans la majorité des cas, le code de transfert est disponible dans l’interface d’administration du registrar.
Lorsqu’il n’est pas accessible, une demande au support client constitue généralement la première démarche.
Voici un modèle à personnaliser.
Objet : Demande de code AuthInfo et de déverrouillage — [nom de domaine]
Bonjour,
Je souhaite transférer le nom de domaine [exemple.fr], actuellement géré par vos services, vers un autre bureau d’enregistrement.
En ma qualité de titulaire ou de représentant dûment autorisé du titulaire, je vous remercie de bien vouloir :
Je reste disponible pour effectuer les vérifications d’identité nécessaires par votre procédure sécurisée.
Merci de me transmettre les informations permettant de finaliser cette opération.
Cordialement,
[Nom et prénom]
[Entreprise]
[Coordonnées]
Conseil : n’incluez pas de mot de passe ou de code AuthInfo dans un message adressé à des destinataires non autorisés. Privilégiez les procédures de transfert et de partage sécurisé prévues par les prestataires.
Pour éviter les oublis, voici les principales vérifications à effectuer.
Cette checklist est particulièrement importante pour un domaine associé à une activité commerciale, un site e-commerce ou plusieurs applications professionnelles.
Le transfert d’un nom de domaine est généralement une opération administrative relativement simple.
Cependant, lorsqu’il concerne un site d’entreprise, il peut nécessiter des contrôles techniques pour maintenir l’accès au site, aux services de messagerie et aux applications.
ID Interactive peut accompagner les entreprises dans l’analyse de leur environnement web et la coordination des interventions nécessaires avec les prestataires concernés.
Cette démarche peut notamment intégrer :
L’objectif est de distinguer les opérations strictement nécessaires de celles qui peuvent être réalisées ultérieurement.
Vous envisagez un changement de registrar dans le cadre de la création ou de la refonte de votre site ? Vous pouvez contacter ID Interactive pour présenter votre situation et identifier les interventions utiles.
Pour transférer un nom de domaine, commencez par vérifier que vous êtes titulaire ou autorisé à intervenir, et que le domaine peut être transféré.
Choisissez ensuite un nouveau registrar, récupérez le code AuthInfo et déposez la demande auprès du nouveau prestataire.
Les délais et modalités dépendent de l’extension concernée : .fr, .com, .net ou .eu ne suivent pas exactement les mêmes règles.
Enfin, préservez les services DNS existants lorsque cela est possible et vérifiez le fonctionnement du site, de la messagerie et des applications après l’opération.
Le transfert d’un nom de domaine ne doit pas être confondu avec une migration d’hébergement. Les deux opérations peuvent être réalisées indépendamment, ce qui facilite la maîtrise des risques techniques.
Article publié initialement le 16 mai 2011.
Le code AuthInfo, aussi appelé Auth-Code, code EPP ou code d’autorisation de transfert, sert à sécuriser le transfert d’un nom de domaine. Il est généralement disponible dans le compte du registrar actuel. C’est une information sensible : il ne se publie jamais et se transmet uniquement au registrar entrant ou à un prestataire expressément autorisé.
Le titulaire (registrant), c’est-à-dire la personne physique ou morale au nom de laquelle le domaine est enregistré, ou son représentant dûment autorisé. Si le domaine a été acheté par une agence, un salarié ou un prestataire, le titulaire déclaré peut différer de l’entreprise : cette vérification précède toute demande de transfert.
Certains registrars activent un verrouillage contre les transferts non autorisés ; pour les extensions génériques, il apparaît sous le statut clientTransferProhibited. Il se désactive généralement depuis l’interface d’administration du registrar actuel, sinon en le contactant. Ce blocage administratif ne doit pas être confondu avec les paramètres DNS, et il est à réactiver après le transfert.
Cela dépend de l’extension et du registrar : certains transferts incluent une prolongation de l’enregistrement, d’autres suivent des règles différentes, et le transfert d’un .fr peut aussi modifier la date d’expiration selon les règles applicables. Après le transfert, il faut vérifier la nouvelle échéance et les conditions de renouvellement automatique.
Un code incorrect figure parmi les causes d’échec : il faut générer ou demander un nouveau code. Il convient aussi de vérifier que le domaine n’est pas verrouillé et qu’aucune restriction ne s’applique (création ou transfert récent, changement récent de titulaire). En cas de difficulté persistante, conserver les échanges avec le prestataire et demander une explication écrite.